Lectures

Lundi 7 avril 2008 1 07 /04 /Avr /2008 09:02
"Dans les crises économiques et financières qui secouent et secoueront encore le monde globalisé, il faudrait avoir la ressource d'un état national fort, indépendant, soumis aux seuls impératifs du bien commun. (...) Le salut de la civilisation en dépend. Il faut avoir le courage de le voir et de le dire. Et d'agir en conséquence".

C'est ainsi que se conclut l'article de Hilaire de CRÉMIERS sur la "Leçon électorale" du dernier scrutin municipal dans le numéro 11 de "La Nouvelle Revue Universelle". Ce trimestriel, successeur de la revue fondée par Jacques BAINVILLE, donne des analyses de haute tenue permettant de réfléchir sur des grandes questions de notre société.
La dernière parution contient aussi:
- L'assassinat d'un silence grandiose (21 janvier 1793) par Christian ATIAS
- Monarchie, corps intermédiaires et contrepouvoirs par François-Georges DREYFUS
- La crise de l'identité européenne par Jean-François MATTEI
- L'essence du communisme par Yvan BLOT
- Espérance, patience et humilité par Xavier WALTER (au sujet du pape Benoît XVI)
- L'euro peut-il détrôner le dollar? par Christian WAGNER
- Les Banques françaises dans la tourmente par François RELOUJAC
- La propriété et le droit au logement par Bernard MALLET
Ainsi qu'un "Adieu à Dom Gérard CALVET", un texte de Pierre BOUTANG sur "MAURRAS et l'unité" et les "Ephémérides royaux" par Paul de THEVRAY.


Abonnement normal 1 an: 60 €
Règlement par chèque à La Nouvelle Revue Universelle - 7 rue Constance - 75018 -Paris
Tél/fax: 01-42-57-43-22

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Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /Nov /2007 17:40

 

Cet ouvrage du père Pfeiffer est le premier volume d'un nouveau pojet éditorial réunisseant les musée du Vatican. Il analyse les fresques de la Chapelle sixtine


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Le père Heinrich W. Pfeiffer,  professeur d’Histoire de l’art chrétien à la Faculté d’histoire et des biens culturels de l’Eglise de l’Université pontificale grégorienne à Rome, propose une nouvelle lecture des fresques de la Chapelle sixtine.

Cette collection, dont la réalisation a été confiée à Roberto Cassanelli et Francesco Buranelli, entend valoriser les œuvres et monuments artistiques conservés par le Saint-Siège, en les illustrant ici dans le contexte culturel du Moyen Âge.

 Cet ouvrage  s'appuie donc  sur la structure symbolique de ce chef-d’œuvre, envisageant les programmes décoratifs de la chapelle comme un tout, depuis les cycles exécutés sur les murs latéraux par le Pérugin, Botticelli, Ghirlandaio, Cosimo Rosselli et Signorelli, jusqu'aux chef-d’œuvres de Michel-Ange, sur la voûte, dans les lunettes et sur la paroi ou est peint le Jugement Dernier, réalisé entre 1536 et 1541, à la demande du pape Paul III Farnèse (1534-1549).

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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 19:59

</i>Annie Laurent,<i><br /><b>L'Europe malade de la Turquie,<bR></i></b>F-X.de Guibert, septembre 2005, 171 p., 18,05 €
Suite à son passage à Nantes, à l'Institut Nantais Historique et Littéraire,  nous vous conseillons denouveau la lecture de son livre.



Annie Laurent,
L'Europe malade de la Turquie,
F-X.de Guibert, septembre 2005, 171 p., 18,05 €

Annie Laurent


Réunis à Bruxelles, le 17 décembre 2004, vingt-cinq chefs d'Etats ou de gouvernements européens se sont prononcés en faveur de l'ouverture des négociations avec la Turquie, en vue de son adhésion à l'Union européenne. Depuis lors, cette question est au cœur de tous les débats sur l'avenir du Vieux Continent et sur les nouvelles institutions en gestation.
Parmi les partisans de l'adhésion turque, certains croient bon de rappeler son "passé européen", tout en se gardant bien de préciser ce que recouvre cette réalité. Or, si la Turquie fut bien en Europe, c'est en tant que puissance étrangère et coloniale et non comme pays européen. La nuance est capitale. Historiquement, c'est d'ailleurs parmi les peuples grecs et slaves de l'Empire ottoman que le mouvement universel de la décolonisation a commencé au XIXe siècle.
En offrant aujourd'hui à la Turquie les moyens légaux de reconquérir des positions jadis perdues et même de les étendre, les dirigeants européens se situent en décalage avec leurs opinions publiques qui se souviennent que leur identité s'est forgée en grande partie, dans la résistance aux ambitions islamo-turques. Au-delà des critères "idéologiques" de Copenhague, le présent essai examine les critères "réels", c'est-à-dire géographiques, historiques, culturels et religieux, qui permettent d'affirmer que la Turquie n'est pas européenne et que son avenir ne peut donc pas être en Europe. Sa véritable vocation est asiatique : elle regarde les nations turcophones qui s'étendent à l'Est jusqu'en Chine.
En définitive, la question turque soulève un problème crucial : celui de l'identité de l'Europe à construire. 
Annie Laurent est docteur d'État en sciences politiques pour une thèse sur "Le Liban et son voisinage -1943-1984", soutenue à l'université de Paris II en 1986. Cette thèse a été réécrite pour être éditée sous le titre Guerres secrètes au Liban (Gallimard, 1987).
L'auteur a ensuite séjourné durant cinq années au Liban où elle éditait un périodique intitulé Libanoscopie. Elle a publié un ouvrage collectif, Vivre avec l'Islam ? (Saint-Paul, 1996) a rédigé un livre-entretien avec l'abbé Christian Laffargue, Pour l'amour de l'Église (Fayard, 1999) et un autre avec Mgr Michael Fitzgerald, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Dieu rêve d'unité (Bayard, 2005).
 

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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 16:34
  JOËL HAUTEBERT, La justice pénale à Nantes au Grand Siècle. Jurisprudence de la sénéchaussée présidiale, Paris, Éditions Michel de Maule, 2001. 428 p., 26,68 €. DSCN3809.JPG
 

Cet ouvrage, issu d’une thèse d’histoire du droit (Université de Rennes-1), se fonde sur l’analyse de 1251 procédures du présidial de Nantes entre 1598 et 1721, ainsi que sur les 2000 pages manuscrites où André Boussineau, procureur du roi devant cette juridiction, a retranscrit de 1679 à 1722 les conclusions définitives qu’il a rendues dans l’exercice de sa charge. La recherche a été menée dans trois directions : la place de la sénéchaussée dans l’ordre judiciaire, les procédures suivies, les peines prononcées.

 

Alors que s’affirme un absolutisme de plus en plus fécond en textes de portée générale, l’auteur rappelle d’abord que les coutumes et usages locaux, l’influence de la géographie administrative et judiciaire de la France, y maintiennent une réelle diversité juridique, qui justifie par elle-même les études de cas. Ayant rappelé l’étroitesse des liens qui unissent les officiers du présidial à la municipalité, l’auteur en décrit minutieusement la hiérarchie, le ressort et les compétences, analysant avec soin les attributions respectives de la sénéchaussée et du présidial. La spécificité des cas présidiaux, ratione materiae ou personae s’en dégage avec une grande précision. L’étude des relations du présidial avec les autres juridictions élargit ensuite heureusement le point de vue aux articulations entre le présidial et les différentes institutions judiciaires et répressives, dont il met ainsi en évidence les faiblesses, telles que l’insuffisante collaboration, faute d’effectifs, de la maréchaussée, en particulier dans les campagnes. Si le lieutenant du prévôt voit en ce domaine son rôle accru dans les années 1680, sa subordination au présidial reste essentielle, et son poids dans le jugement des cas prévôtaux très secondaire.

 

S’agissant des juridictions seigneuriales, l’auteur remarque que là où la géographie – qui favorise les habitants de Nantes et de ses environs par rapport à ceux des campagnes plus éloignées – et le droit le permettent, les justiciables préfèrent s’adresser directement au présidial, jugé plus indépendant des pressions locales et de celles du seigneur lui-même. Le présidial, d’ailleurs, participe au contrôle du parlement sur les juridictions subalternes, mais dans le cadre d’une étroite tutelle exercée par la cour souveraine. Le parlement règle le fonctionnement quotidien du présidial; même dans les affaires où celui-ci juge selon la loi en dernier ressort, le parlement peut faire jouer bien des artifices de procédure pour en remettre en cause les décisions.

 

La seconde partie, consacrée à la procédure, retiendra tout spécialement l’attention de l’historien du culturel. Joël Hautebert montre par exemple que les dénonciations de faits anciens, survenant au moment où un individu est l’objet d’une plainte en bonne et due forme, répondent au moins autant à des considérations financières – profiter de l’occasion en évitant de se porter partie civile – qu’à un rejet brutal de la communauté;

 

on rapprochera cette indication des données précises apportées plus loin sur la théorie et la pratique du paiement des frais de justice. À différentes reprises, le déroulement, suivi point par point, des étapes de la procédure permet d’en marquer quelques évolutions, telle que l’égalité, admise à partir du XVIIe siècle, entre témoignage féminin et masculin, ou celle de la procédure monitoriale. Malgré l’austérité générale du propos, les nombreux exemples cités, fondés sur d’amples dépouillements, illustrent très concrètement des aspects tels que les moyens de défense des accusés, la condition des prisonniers et leurs rapports avec l’extérieur et avec les officiers de justice. La durée des procès se situe sauf exception entre un et huit ou neuf mois, auxquels s’ajoutent en cas d’appel deux à trois mois supplémentaires; mais l’ouvrage montre le parti que des individus rompus à la complexité des procédures peuvent en tirer.

 

Le « châtiment des criminels » (dernière partie), s’attache successivement à l’éventail des peines, puis aux lettres de rémission, avant de suivre dans les derniers chapitres l’ordre classique des délits contre la puissance publique, l’Église et la religion, les personnes et les biens. Les historiens des « lettres », comme les qualifie curieusement l’auteur, liront utilement les pages sur la fréquente réduction des peines prononcées en appel par les cours souveraines, qui résulte d’une compétence juridique particulière, ou sur les différentes catégories de lettres de rémission et l’évolution sur ce point de la réglementation.

 

La minutie et la précision de l’information permettront à chacun de s’attacher à tel ou tel délit : on remarquera ainsi les pages consacrées aux affaires mettant en cause dans les années 1680 des protestants, et la dizaine de procédures concernant des fuyards et leurs complices, ou les révoltes contre la milice. Cet ouvrage pourvu d’un large appareil critique et d’une abondante bibliographie évitera à tous les historiens de la violence et de la délinquance qui fréquentent les archives judiciaires bien des bévues et des erreurs d’interprétation. Il illustre ainsi pleinement, une fois de plus, l’apport spécifique et irremplaçable des historiens du droit à la discipline historique.

 

Jean QUÉNIART

Extrait http://www.cairn.info/article.php?ID_REVUE=RHMC&ID_NUMPUBLIE=RHMC_531&ID_ARTICLE=RHMC_531_0187

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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 16:09


Le Génocide franco-français : la Vendée Vengé.
Cet ouvrage explique les causes de la révolte vendéenne, décrit la répression, établit pour la première fois les bilans tant humains qu’immobiliers.
Editions Perrin

 



Le titre peut surprendre, sinon choquer le lecteur le plus averti. Et pourtant la réalité s’impose. La Convention, au nom des Droits de l’Homme et du Citoyen, organise en Vendée militaire le premier génocide de l’histoire contemporaine. Tout un peuple est voué à « l’extermination », les femmes de préférence en tant que « sillons reproducteurs » et les enfants aussi comme « futurs brigands ». Les conventionnels, à l’occasion d’une séance solennelle, rayent même de la carte de France le nom de Vendée pour lui substituer celui, plus évocateur, de Vengé. 773 communes réparties sur 4 départements (Loire-Inférieure, Vendée, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres) et 3 provinces (Bretagne, Anjou, Poitou) deviennent hors-la-loi et comme tels condamnées à la « vindicte nationale ». Les moyens, malgré « leur faiblesse », ne manquent pas (fours crématoires, camps d’extermination, sabrades individuelles et collectives, etc.). Les bilans humains et immobiliers, pour la première fois révélés, sont impressionnants.

En dehors de toute idéologie, ce livre révèle ce que l’historiographie officielle gomme encore et dément ainsi Merlin de Thionville qui avait déclaré en pleine assemblée : « Il faut ensevelir dans l’oubli cette malheureuse action. Les brigands (Vendéens) n’ont pas le temps d’écrire, de faire des journaux. Cela s’oubliera avec le temps... »

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Vendredi 16 novembre 2007 5 16 /11 /Nov /2007 15:28

Moralement correct


Recherche valeurs désespérément

 

 
 

Tous les Français, naguère, étaient élevés selon des valeurs identiques. Il existait une France de gauche et une France de droite, une France laïque et une France chrétienne, mais la morale de l’instituteur ressemblait à celle du curé. Cette morale n’était pas forcément observée, mais elle défini[...]

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